Pendant longtemps, lorsque je ressentais que je n’avais pas ma place dans un groupe, je réagissais sans même m’en rendre compte.

Je me protégeais.

Je devenais plus discrète.
Je me retirais intérieurement.
Ou alors je tournais toute mon attention vers les autres.

Comprendre leurs besoins.
Les écouter.
Créer du lien.

Comme si m’occuper des autres était plus facile que d’exister moi-même dans la relation.

Avec le temps, j’ai découvert que ce sentiment de ne pas appartenir n’était pas forcément un signal à suivre.

C’était souvent une vieille expérience qui se réveillait.

Une mémoire de moments où je ne m’étais pas sentie reconnue, comprise ou accueillie.

Aujourd’hui, lorsque cette sensation apparaît, j’essaie d’abord de la remarquer.

Je l’observe.

Je me demande ce qu’elle raconte.
Ce qu’elle cherche à protéger.
Comment elle influence ma manière d’être avec les autres.

Cette simple observation change beaucoup de choses.

Parce qu’au lieu de me laisser guider automatiquement par mes mécanismes de protection, je peux choisir.

Choisir de rester présente.
Choisir de garder le contact.
Choisir de laisser le temps faire son œuvre.

Même lorsque je ne me sens pas encore complètement à ma place.

Pour moi, la transformation ne consiste pas à ne plus jamais ressentir cette blessure.

Elle consiste à reconnaître sa présence sans lui laisser diriger toute la relation.

✨ Et vous, lorsque vous avez l’impression de ne pas appartenir à un groupe, comment réagissez-vous ?