Ce qui me touche le plus dans mon métier, ce ne sont pas les grandes révélations.

Ce sont les moments où quelqu’un me dit :

« Cette fois, j’ai osé dire non. »

Ou :

« Je me suis écoutée. »

Ou encore :

« J’ai fait autrement. »

Je sais que ce ne sont pas mes pas.

Ce sont les siens.

Je ne fais pas le chemin à sa place.

Mais j’aime profondément assister à ces moments où quelque chose se remet en mouvement.

Quand une personne retrouve un peu plus de liberté.

Un peu plus de conscience.

Un peu plus d’elle-même.

C’est sans doute pour cela que j’aime autant ce métier.

Pas pour guider depuis devant.

Pas pour montrer la route.

Mais pour marcher un moment aux côtés de quelqu’un pendant qu’il découvre la sienne.