Une prise de conscience importante pour moi a été de comprendre que trouver sa place dans un groupe demande du temps.

Longtemps, j’ai interprété mon inconfort comme un problème.

Je voyais des personnes qui semblaient immédiatement à l’aise, tandis que j’avais besoin d’observer, de ressentir l’ambiance, de comprendre les dynamiques, de trouver mes repères.

Je pensais que j’étais trop lente.

Aujourd’hui, je crois surtout que j’avais besoin de respecter mon rythme.

Certaines personnes, notamment lorsqu’elles sont hypersensibles ou neuroatypiques, perçoivent énormément d’informations lorsqu’elles arrivent dans un nouveau groupe.

Les mots.
Les silences.
Les énergies.
Les interactions.
Les attentes implicites.

Tout cela demande du temps pour être intégré.

J’apprends donc à ne plus me presser.

À me laisser découvrir progressivement ma place.

À accepter que le sentiment d’appartenance ne se décrète pas.

Il se construit.

Mais j’ai aussi découvert autre chose.

Parfois, notre difficulté à trouver notre place n’est pas liée à nous.

Parfois, elle nous renseigne sur le groupe lui-même.

Lorsque nous passons notre temps à nous adapter, à nous réduire ou à masquer certaines parties de nous-mêmes pour être acceptés, il peut être précieux de se demander :

« Suis-je dans un espace où je peux réellement être moi ? »

Car nous avons tous besoin de lieux où notre singularité n’est pas tolérée malgré elle, mais accueillie comme une richesse.

Et lorsqu’on rencontre ce type de groupe, quelque chose se détend.

Nous n’avons plus besoin de nous battre pour exister.

Nous pouvons simplement être.

✨ Dans quels groupes sentez-vous que vous pouvez être pleinement vous-même ?