C’est ce chemin que j’explore aussi en thérapie : accompagner chacun à reconnaître et soutenir ces parts sensibles.
Il y a des expériences de vie qui viennent réveiller bien plus que ce qu’on croit…
Dernièrement, j’ai laissé mon chien au chenil.
Un choix que je n’avais encore jamais fait.
Jusqu’ici, j’avais toujours cherché des personnes de confiance, bienveillantes, capables de lui offrir présence, attention, sécurité.
Cette fois, j’ai voulu explorer une autre possibilité.
Me dire que, peut-être, je pouvais aussi m’ouvrir à ça.
Mais à l’intérieur… ça a été tout autre chose.
J’ai été profondément ébranlée de le laisser dans un environnement que je percevais comme insécure, stressant.
De ne pas avoir eu le temps de le rassurer vraiment.
De lui expliquer.
Et là, quelque chose s’est ouvert.
Comme un écho.
Celui de l’enfant que j’ai été.
Cette enfant qui, dans certains moments d’insécurité, n’a pas été rassurée.
Qui a dû gérer seule des émotions trop grandes pour elle.
Ce que j’ai ressenti pour mon chien…
c’était aussi ce que cette part de moi porte encore.
Je trouve ça presque beau, finalement,
comme la vie nous invite à revisiter nos zones sensibles.
Pas pour nous faire souffrir,
mais pour nous permettre de les rencontrer autrement.
Aujourd’hui, je fais un choix différent.
Celui de ne plus minimiser ce que je ressens.
De ne plus banaliser ces émotions.
Mais au contraire…
de m’arrêter,
d’être en présence,
et de valider ce qui se vit en moi.
Parce que derrière chaque émotion,
il y a une histoire qui demande simplement à être entendue.
Prendre soin de son monde intérieur change peu à peu notre façon d’habiter le monde.
Virginie Pache, révélatrice d’hypersensibles épanouis
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