Les hypersensibles ont une faculté particuliÚre :
celle de ressentir et de tisser du lien.
Du lien avec les personnes, bien sûr.
Mais aussi avec les lieux,
les objets,
les éléments de la nature.
Pour un hypersensible,
une chose nâest jamais âjuste une choseâ.
Planter une fleur,
faire pousser un arbre,
prendre soin dâune planteâŠ
ce nâest pas un acte neutre.
Cette fleur devient sa fleur.
Cet arbre devient celui quâil a plantĂ©.
Celui auquel il a donné du temps,
de lâattention,
de la présence,
de lâamour.
Peu Ă peu,
lâobjet ou lâĂ©lĂ©ment de la nature
se charge dâĂ©motion.
Il devient porteur dâhistoire,
de vécu,
de lien.
Il ne sâagit plus simplement dâun arbre ou dâune fleur,
mais dâune part de soi projetĂ©e Ă lâextĂ©rieur.
Câest ce qui rend parfois certaines sĂ©parations si difficiles.
Se dĂ©barrasser dâun objet.
Laisser partir quelque chose.
Voir un élément devenir obsolÚte ou disparaßtre.
Pour lâhypersensible,
ce nâest pas seulement perdre un objet.
Câest perdre un lien.
Un souvenir.
Une trace de ce qui a été vécu.
đż Cela explique aussi la difficultĂ©, parfois,
à jeter, trier, se séparer.
Parce que derriĂšre chaque objet,
il y a une charge affective,
une histoire,
un attachement.
Cette capacitĂ© nâest pas une faiblesse.
Câest une profondeur de lien.
Une maniĂšre trĂšs incarnĂ©e dâĂȘtre en relation avec le monde.
Mais elle demande aussi dâĂȘtre apprivoisĂ©e,
pour que lâattachement ne devienne pas une source de souffrance.
đ± Apprendre Ă honorer le lien,
tout en acceptant le mouvement,
le changement,
et les séparations,
fait aussi partie du chemin hypersensible.
đ± Et vousâŠ
avez-vous des objets, des plantes, des lieux
auxquels vous ĂȘtes profondĂ©ment attaché·e ?
Quâest-ce quâils racontent de vous ?

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